Le récit de l’eau

Chaque centre de données boit.
La question est : où.

Le refroidissement évaporatif est la façon dont la plupart des grands centres évacuent la chaleur — un kilowattheure de calcul coûte typiquement un à deux litres d’eau sur place. En plein désert, c’est un problème de société. À côté d’un réseau fluvial continental, c’est une erreur d’arrondi.

L’industrie est forcée de compter son eau

Jusqu’à récemment, l’eau des centres de données était un secret commercial. Elle est désormais mesurée, litigieuse, auditée. Voici des chiffres publiés — pas nos projections.

Prélèvements d’eau mondiaux projetés pour l’IA en 2027

4.2–6.6 billion m³

Projection publiée source: Li 4,2 à 6,6 milliards de mètres cubes — 4 à 6 fois les prélèvements annuels du Danemark.

Eau douce évaporée pour l’entraînement de GPT-3 dans des centres américains

700,000 L

Projection publiée source: Li

Consommation d’eau directe des centres de données américains en 2023

~17 billion gal

Référence publiée source: Lawrence Berkeley National Laboratory À eux seuls, les centres hyperscale devraient atteindre 16 à 33 milliards de gallons américains par an d’ici 2028.

Consommation d’eau projetée des centres hyperscale américains d’ici 2028

16–33 billion gal/yr

Projection publiée source: Lawrence Berkeley National Laboratory

La facture d’eau arrive au grand jour

La Virginie audite son eau

La commission d’audit du parlement de l’État a constaté que les centres de données ont consommé environ 2,1 milliards de gallons en 2023 — en hausse de 86 % depuis 2019 — et que les municipalités ne peuvent souvent pas en dire plus à cause d’ententes de confidentialité.

Eau consommée par les centres de données de Virginie en 2023 (+86 % depuis 2019)

2.1 billion gal

Référence publiée source: JLARC

L’Oregon arrache les chiffres

À The Dalles, Google traitait sa consommation d’eau comme secret commercial jusqu’au règlement, en 2022, de la poursuite de The Oregonian. Le secret n’est plus la norme.

La poursuite de The Oregonian a forcé Google à cesser de traiter l’eau consommée à The Dalles comme secret commercial

2022

Référence publiée source: The Oregonian / Wikipedia

Les communautés résistent

Un projet national de suivi a dénombré 64 milliards de dollars de projets américains bloqués ou retardés par l’opposition locale entre mai 2024 et mars 2025 — largement pour des questions d’énergie et d’eau.

Projets américains de centres de données bloqués ou retardés par l’opposition locale, 2024–2025

$64B

Référence publiée source: Data Center Watch

Une étude à comité de lecture a aussi révélé qu’environ un prélèvement sur cinq des centres américains provient de bassins modérément ou fortement stressés — le pari désertique qui se heurte à la réalité du désert.

Centres américains pompant l’eau de refroidissement de bassins sous stress

~1 in 5

Référence publiée source: Environmental Research Letters Près de la moitié des serveurs américains dépendent d’électricité produite dans des régions sous stress hydrique.

La solution est structurelle : changer où vit le calcul

Le problème d’eau de l’industrie n’est pas la technologie de refroidissement — c’est la géographie. Le même kilowattheure, installé près d’un réservoir hydroélectrique et d’une grande rivière, coûte au bassin versant presque rien.

Eau sur place par kWh

Canadian Vault (objectif) 0.2 L/kWh É.-U. typique 1.8 L/kWh

Lisons-le honnêtement : 0,2 L/kWh est notre objectif de conception, pas une mesure — aucune installation n’existe. 1,5–1,8 L/kWh est la pratique publiée. L’affirmation que nous défendons aujourd’hui, c’est la géographie, pas le chiffre.

De l’eau douce à l’échelle continentale

Neuf de nos treize sites proposés bordent des réseaux fluviaux ou lacustres connus — le Saint-Laurent, le Mackenzie, le Churchill–Nelson, le Yukon. Les autres sont sur des côtes tidales.

L’hydroélectricité à côté

Les provinces hydroélectriques vendent une énergie propre à ~99 % et à prix stable. Eau et énergie sont la même ressource au Canada — les réservoirs qui produisent l’électricité sont la raison pour laquelle l’eau est gérée à grande échelle.

L’air froid comme infrastructure gratuite

Les sites nordiques visent le refroidissement à l’air libre la majeure partie de l’année — c’est ce qui rend crédible une boucle d’eau quasi fermée : moins on évapore par conception, moins le bassin vous remarque.

Ce que nous n’avons pas construit

  • Aucune installation. Aucun terrain. Aucun permis. Aucune entente d’alimentation.
  • Tous les chiffres d’eau, de PUE et de carbone de Canadian Vault sont des objectifs de conception issus de modèles d’ingénierie internes.
  • Chaque chiffre comparatif de cette page est publié, cité et daté dans notre méthodologie.

Lire la méthodologie et les sources

L’eau est la contrainte. La géographie est la réponse.

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